LA RDC CELEBRE LA JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FILLE 2014

mardi 14 octobre 2014
par  Rigobert MATONDO
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JPEG - 130 ko La troisième édition de la journée internationale de la fille en RDC a été organisée par le Ministère du genre, de la famille et de l’enfant en partenariat avec l’UNFPA ce samedi, 11 octobre 2014. Cette journée, placée sous le thème de « Autonomiser les adolescentes : briser le cycle des violences », s’est déroulée au Lycée Matonge, une école publique conventionnée salutiste, sise dans la commune de Kalamu.

L’objectif principal de cette journée était de sensibiliser les filles sur leurs droits et leurs difficultés scientifiques auxquels elles sont confrontées ainsi que sur les actions à mener pour lutter contre toute violence, contre la pauvreté et contre toutes les formes de discrimination.

Madame Chantal Mbala, l’une des responsables du Lycée a souhaité la bienvenue à tous et a commencé par retracer l’historique du Lycée Matonge avant de faire son plaidoyer concernant les matériels didactiques et les infrastructures scolaires.

Ensuite, le représentant de FAWE RDC a parlé de la présence importante de l’homme qui doit toujours accompagner la femme pour briser le cycle des violences afin d’œuvrer pour l’éducation de la fille et ainsi contribuer à son développement. Il a ensuite sensibilisé la fille à connaître que le viol, le mariage précoce et la maltraitance sont des infractions et que la fille est protégée par la loi ; elle doit dénoncer ces faits aux autorités scolaires et judiciaires.

JPEG - 130.4 ko La Ministre Provinciale du Genre et Education, Thérèse Olenga, représentant le Gouverneur de la ville de Kinshasa, a reconnu le progrès réalisé pour l’accès de la fille à l’école dans la ville province de Kinshasa, mais aussi le taux de réussite de la fille, supérieur à celui des garçons au test national de fin d’études primaires (TENAFEP).

La représentante du fonds de nations unies pour la population, Madame Keita, a développé le thème « autonomiser l’adolescente : briser le cycle de violence » comme la capacité que doit avoir la fille de croire qu’elle a une chance d’atteindre son potentiel c’est-à-dire le droit à la vie et à la dignité, le droit à l’éducation, être une fille et non une enfant mariée, le droit à la santé : la santé sexuelle et reproductive. Elle a réaffirmé l’engagement de son institution à appuyer le Gouvernement afin de faire respecter le droit de la fille et à lutter contre ces pratiques néfastes.

La Vice-Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel, Maguy RWAKABUBA, a, pour sa part, mis l’accent sur la reforme du système éducatif actuel qui est un secteur prioritaire du Chef de l’Etat et du Gouvernement pour garantir un avenir meilleur à la RDC. Elle a sensibilisé la fille à prendre conscience de ses capacités, de son potentiel qui peut faire évoluer la société, de prendre son avenir au sérieux car une fille qui a réussi attire l’estime et est autonome par les études et le travail. Elle a appelé toute la société à s’engager dans la lutte contre toutes les formes de violences.

La dernière oratrice était la Ministre du Genre, de la Famille et de l’enfant, Geneviève INAGOSI KASSONGO, qui avait invité toutes les filles à dénoncer tout acte d’harcèlement et de violence dont elles sont victimes dans leur environnement, tout en insistant sur le sens du sérieux et de l’abnégation dont elles doivent faire montre en évitant les distractions et savoir que chaque chose a son temps, un temps pour étudier et un temps pour se marier.

Comme modèle, la Ministre du genre a présenté les femmes d’élites présentes à cette célébration : Ministres, députés, Chefs de Divisions provinciales, de Sous-Divisions provinciales, inspectrices, cadres de différents ministères et tant d’autres. Enfin, elle a demandé aux filles de devenir des femmes de tête et non des femmes objets.

Il sied de signaler que cette journée internationale de la fille a connu la prestation des élèves du lycée Matonge dans le récital (je me battrai ; je ne suis pas à vendre) et de la troupe TUMA-HAUT Fondation concernant la participation de la société dans l’éducation des filles. Le camarade Rigobert MATONDO NGELA, Coordinateur national chargé de l’éducation et de la formation (CONEF/FENECO) a représenté la FENECO/UNTC à cette célébration.

De l’autre côté, au Lycée Sainte Germaine de NDJILI, la Campagne Nous Pouvons (mettre fin aux violences faites aux femmes) a sensibilisé les élèves de ce grand Lycée avec la participation de Bernadette MUKOSA TSHIBANGU, Coordinatrice nationale en charge de la Promotion de la Femme (PROFEM/FENECO) comme intervenante

JPEG - 122.4 ko JPEG - 110.7 ko La FENECO qui soutient la journée Internationale de la fille, voit en éducation le moyen le plus important pour responsabiliser la fille car éduquer une fille, c’est contribuer à la transformation de la société et de la fille elle-même. Une fille éduquée, contribue pour beaucoup à la réduction des taux de la mortalité, de la fécondité mais aussi de la pauvreté. Elle favorise donc l’évolution des lois sociales, la démocratisation et l’autonomie.

La FENECO demande à tous de mettre en application tous les discours et de se lancer à la concrétisation des actions visant à rendre la fille capable de prendre sa destinée en main en refusant tout ce qui peut l’amener à la dégradation.il faut donc une éducation de qualité, des éducateurs de qualité et un environnement propice capable de pousser la fille à avoir des ambitions et à atteindre un niveau adéquat d’instruction.

JPEG - 146.7 ko Une photo de famille des organisateurs et du gouvernement des élèves a sanctionné la fin de la cérémonie.