POUR L’EXPANSION ET LA MISE EN ŒUVRE D’UNE EDUCATION SEXUELLE COMPLETE ET DES SERVICES DE SANTE CONNEXES

jeudi 14 mai 2015
par  Hermann
popularité : 15%

JPEG - 11.6 ko Selon les chiffres avancés par Madame Maria du FNUAP, l’Afrique australe compte 158 millions de jeunes de 10 à 24 ans et que 20.000 jeunes filles de moins de 18 ans tombent enceinte chaque année par ignorance.

Il est normal que les Syndicats d’enseignants soient renforcés en capacités pour éradiquer ce fléau ; ils doivent pour mener des plaidoyers en faveur d’une éducation sexuelle complète et de services de santé connexes à fournir aux adolescents et rappeler aux gouvernants leur engagement pris le 7 décembre 2013 au cap en R.S.A. C’est ainsi qu’il s’est tenu à Johannesburg en Afrique du Sud, du 28 au 30 avril 2015, l’atelier de renforcement de capacités des dirigeants des Syndicats d’enseignants et de membres, sous le thème « Le plaidoyer en faveur de l’expansion et de la mise en œuvre d’une éducation sexuelle complète et de services de santé connexes »

La 8ème Conférence régionale de l’Internationale de l’Education pour la région Afrique s’est tenue à Naïrobi au Kenya du 2 au 6 février 2015. Elle a connu la participation des Syndicats des pays africains dont la FENECO/UNTC pour le compte de la République Démocratique du Congo.

Suite à la séance d’information sur l’éducation sexuelle complète animée par une représentante de l’UNESCO lors de cette Conférence, l’UNESCO a proposé une formation destinée aux organisations membres de l’à l’Internationale de l’Education en Afrique orientale et australe.

Cet atelier était destiné aux dirigeant-e-s et membres du personnel des syndicats d’enseignant-e-s capables et désireux de défendre et faire du plaidoyer pour une augmentation de l’accès à l’éducation sexuelle complète (ESC) et aux services de santé reproductive (SSR) de haute qualité pour les jeunes fondée sur les droits.

JPEG - 229.3 ko JPEG - 10.7 ko Les pays suivants ont pris part à cet atelier : la République Sud-Africaine, le Malawi, le Botswana, le Swaziland, l’Ouganda, la Tanzanie, le Zimbabwe, le Kenya comme pays anglophones et, le Burundi, l’Ile Maurice et la République Démocratique du Congo comme pays francophones. La République Démocratique DU Congo était représentée par GHILEMBE GASUGA Zéphyrin et N’SIAMFUMU MAKIESE Brandy de la FENECO/UNTC.

Les participants ont analysé les données et les facteurs venant influencer les besoins des jeunes en matière de santé sexuelle et reproductive dans la région australe et orientale.

Parmi les facteurs étant à la base des taux élevés de grossesses précoces et non désirées, des IST et du VIH/Sida, se retrouve en première position le manque d’information sur la sexualité et la santé reproductive. Il sied donc aux éducateurs de donner une information complète et exacte à la majorité des jeunes. Durant trois jours, il s’est agi d’identifier des partenaires à faire participer à la mise en œuvre du programme et de la sensibilisation sur l’éducation sexuelle.

Dans l’identification des pratiques socio-culturelles, nous avons relevé celles qui influent positivement ou négativement sur l’éducation sexuelle et reproductive. Malgré des différences de provenance, il y a beaucoup de similitude dans les pratiques culturelles. L’écrivain afro-américain Claude Mc Kay a eu raison de parler de l’africanité. Des stratégies et des outils de plaidoyer visant à promouvoir les services d’ESC et de SSR au niveau national ont été développés au cours de cet atelier.

Le développement des stratégies passait par la constitution de l’arbre à problèmes où le tronc représente le problème, les racines, les causes, les branches symbolisent les barrières et enfin les feuilles représentent les solutions.

Une autre préoccupation dans la constitution des stratégies est celle de distinguer la cible secondaire, celui qui vous aide à attendre la cible primaire. Après les stratégies, il fallait passer aussi par la constitution d’un spectre des alliés, actifs et passifs, des opposants actifs et passifs.

… Et l’atelier s’est terminé dans un climat de parfaite collaboration.

Zephyrin GHILEMBE GASUGA


Navigation

Articles de la rubrique

  • POUR L’EXPANSION ET LA MISE EN ŒUVRE D’UNE EDUCATION SEXUELLE COMPLETE ET DES SERVICES DE SANTE CONNEXES