INTERVENTION ELOQUENTE DU SECRETAIRE GENERAL DE LA FENECO EN FAVEUR DE LA RESOLUTION POUR LA DIVERSITE LINGUISTIQUE

Ce vendredi 24 juillet 2015, en la salle des congrès du Centre Shaw Centre d’Ottawa au Canada, la Résolution 1.8. pour la diversité linguistique était présentée par Awa Wade, Secrétaire Général de l’UDEN du Sénégal (Déléguée Régionale Afrique de l’Ouest au Bureau du CSFEF) et appuyée par certains délégués au Congrès.

Cependant, le syndicat AOB du Pays-Bas a proposé en amendement de supprimer le paragraphe 5 du texte qui stipule : « … que dans toutes les réunions en groupes de travail, il soit possible de s’exprimer dans l’une des quatre langues officielles de l’IE, et que tous les documents et correspondances soient systématiquement fournis dans ces langues ».

Malheureusement, cet amendement fondé sur l’augmentation des moyens financiers à débourser, avait déjà requis le vote de la majorité de congressistes quand le Secrétaire Général de la FENECO, Augustin TUMBA NZUJI, est intervenu pour appuyer cette Résolution en ces termes :

« La Résolution 1.8. est d’autant plus pertinente qu’elle assure la mise en œuvre efficace des dispositions qui consacrent la reconnaissance des langues officielles dans notre Organisation internationale. Madame la Présidente, chers collègues, vous êtes sans ignorer que l’interprétation ne peut pas transmettre le message originel avec fidélité absolue, d’une part ; et d’autre, quiconque se contente de l’interprétation d’une langue, pour recevoir le message, il doit absolument attendre que le message originel passe, l’interprète perçoit, rend pour pouvoir prétendre capter.

Comprenez que quelle que soit la compétence de l’interprète, un retard incontournable se crée et la réaction du récepteur ne pourra intervenir qu’un peu plus tard. Pour ne pas exagérer, par le fait qu’il existe une réception instantanée et une autre retardée avec une fidélité pas parfaite, nous ne nous trouvons pas dans une certaine mesure, sur le pied d’égalité.

Pour cela, on n’a pas meilleure solution ! Nous en sommes très conscients et nous sommes aussi très reconnaissants du travail que sont en train de réaliser les interprètes pour réduire au maximum le fatal écart de temps de réception et de fidélité d’interprétation. Très reconnaissants !

Cependant, une fois que cette interprétation, cette traduction et cette considération de diversité linguistique font défaut, c’est de la frustration, de la discrimination au point de fragiliser la solidarité nécessaire pour faire face aux défis qui nous attendent dans le secteur de l’éducation. A plus forte raison, exiger, même tacitement la maîtrise d’une seule langue pour apporter du sien dans une réunion de l’Internationale de l’Education, est suicidaire ou mieux, de l’exclusion en ce sens que tout le monde sera obligé d’abandonner sa langue en faveur de celle de préférence.

Merci à l’Internationale de Education pour tout ce qu’elle ne cesse de réaliser en faveur de la diversité linguistique et pour faire davantage, cette Résolution devrait être adoptée sans amendement (telle que proposée par nos organisations) car la valeur qu’elle procure à l’organisation, en ce qui concerne l’unité dans la diversité, n’a pas de prix ! »

La Résolution adoptée se trouve en attache de cet article


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